La Récupérathèque, magasin collaboratif de matériaux de réemploi au sein d’une école d'architecture | circubuild.be

La Récupérathèque, magasin collaboratif de matériaux de réemploi au sein d’une école d'architecture

  •   11 janv. 2021
  • Michel Charlier

Comment éviter le gaspillage dans le milieu de la création ? C’est pour répondre à cette question, qui les préoccupait au cœur même de leur pratique, que les étudiants de la Faculté d'architecture, d’ingénierie architecturale, d'urbanisme de l’UCLouvain sur le site Bruxelles Saint-Gilles se sont mobilisés. Résultat : un nouveau projet est né sous la forme d’un magasin baptisé Récupérathèque.

 

Une Récupérathèque ? « C’est un magasin collaboratif de matériaux de réemploi au sein d’une école de création », expliquent Marie-Christine Raucent et Pascale van de Kerchove, enseignantes à LOCI Saint Gilles, initiatrices de ce projet. Ce magasin fonctionne avec sa propre monnaie ou son propre système d’échange.

Durabilité, solidarité et lien social

Géré par les étudiants et pour les étudiants, ce lieu permet de mutualiser les matériaux qu’ils/elles utilisent pour leurs ateliers, auxquels s’ajoutent d’autres matériaux collectés dans des entreprises ou institutions culturelles environnantes. Chaque année, deux containers sont nécessaires pour évacuer les déchets (cartons, bois, papier) produits par le travail en maquettes/dessins des étudiants. Ce projet permettra de réduire considérablement la production des déchets, de sensibiliser à l’impact environnemental de la création, de comprendre les atouts de l’économie circulaire, de la récupération et de la réutilisation de matériel de seconde main, pour une nouvelle production. En plus d’éviter le gaspillage, ce projet permet également de coordonner les initiatives individuelles qui sont prises dans les différentes institutions. 

Sensibilisation à l’économie circulaire

« Ce projet concerne tous les acteurs et toutes les actrices de la faculté : étudiants, enseignants, secrétariat, ouvriers, personnel de nettoyage, service social », souligne Marie-Christine Raucent. « Chacun et chacune peut y voir un bénéfice et se sentir comme un maillon de la chaîne ». Il s’inscrit aussi dans l’air du temps, celui des ressourceries, des repair cafés et du système de monnaie locale et contribue à réduire les inégalités financières entre étudiants.

Collaboration en réseaux

Ce nouveau modus operandi contribue également à tisser des liens : un partenariat de proximité s’établit progressivement avec les écoles d'arts voisines : Saint-Luc, ESA Saint-Luc et l’ERG et avec la faculté d’architecture de l’ULB-La Cambre-Horta. A l’avenir, un réseau plus large sera créé avec l’aide de la Fédération des Récupérathèques.

Des 'ruches de travail'

A l’initiative de ce projet ? Une équipe formée d’une dizaine d’étudiants (du Bac 1 au Master 2) et de deux enseignantes, Pascale van de Kerchove et Marie-Christine Raucent, qui se mobilisent avec enthousiasme pour mener à bien ce projet.

En mode confinement

Initié en septembre 2019, ce projet a vraiment démarré en février 2020, mais a été interrompu par le confinement dès mars. Il a repris en octobre et se poursuit à distance via la plateforme Teams. Organisés sous forme de 'ruches de travail' : les étudiants et les étudiantes ultra-motivés se réunissent toutes les semaines. Au programme : définir une charte, organiser le local, la monnaie alternative, la question de la communication, la gestion financière, la formation et la sensibilisation, l’élaboration d’une enquête collective, etc. Chaque séance est accompagnée par Olivier Milis, membre de la Fédération des Récupérathèques. Différentes thématiques sont abordées : cycle de vie des matériaux, crise des ressources, étapes du réemploi, écoconception, etc.

 

 

Source : https://uclouvain.be/fr/facultes/loci/actualites/recuperatheque.html

 

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